Je suis triste
Et pendant que je fais sortir la pointe de mon stylo,
Mes larmes coulent doucement,
Pourquoi ?
Parce que je ne suis pas heureux,
Et c’est ça que je veux,
Et pendant que les larmes tombent une a une,
Je pense à ces amours perdus,
Je pense à ces bonheurs perdus,
Ceux ci qui,
Ne peuvent pas voir le bonheur lorsqu’il frappe à leurs portes,
Ces anges qui s’éloignent chaque jour un peu plus.
Tu leurs tend la main,
Tu leurs offrent même demain,
Eux ils veulent aujourd’hui.
Je ne sais pas bien ce que veulent ces anges,
Mais je sais ce que je peu leurs donner,
Moi.
Mais cela ne suffit pas,
Car il faut un peut plus que moi pour appâter ces anges là.
Pourtant mon souhait serait d’être un de leurs choix.
Le blanc et le rouge se marie pourtant si bien.
Je veux pouvoir avoir une des ailes de l’ange pour que,
Tout les deux nous puissions en battre.
Si c’est cependant pour brasser du vent,
Je la lui rendrais.
Par contre pour brasser de la couleur,
Pour cela je veux bien me damner dix fois.
Blanc, Rouge, Rose, Bleu, Ecarlate, Beige?
Je les veux toutes dans mon tourbillon.
Il n’est pourtant pas stable,
Le rouge se mêle par fois au vent,
Le blanc au beige,
C’est le rythme des saisons,
Si l’automne est rouge,
Et que l’hiver est blanc,
Alors l’été sera un mélange.
Un mélange de brise fraîche,
Ainsi que du bruissement de l’eau,
Du soleil qui picote sur ta nuque,
Mais aussi de l’herbe épaisse,
Qui te soutient lorsque tu te couche,
Pour regarder comme le ciel est beau,
Comme il change, lorsque le matin devient de soir,
Comme il n’est jamais pareil,
Comme il t’aide lui aussi en te guidant,
En te montrant le chemin,
Ce chemin qui te conduira un jour,
Au près du petit lapin,
Le pauvre il a peur caché dans son terrier,
Car il sait qu’il ne doit pas être trop gentil,
Qu’il ne doit pas faire confiance à ceux qui ne veulent qu’abréger sa quête du bonheur,
Qu’ils retournent chez eux,
Triste de ne pas avoir pu d’un geste succinct,
Appuyé sur la gâchette,
Tirer cette balle tueuse.
Si je suis triste ce soir,
C’est que j’espère,
Ne pas devoir m’asseoir,
Pour attendre un soir,
Qu’un ange s’asseye sur mes genoux,
Pour me tirer un coup,
Et ainsi me tuer pour toujours.