La forêt de l’âme

Une âme perdue,
Vraiment ?
Peut être pas,
Pour elle ce n’est qu’un pas,
Sur de la mousse,
Verte et moelleuse,
C’est agréable,
Mais pourquoi ?

La forêt,
Le pas,
Ou pas ?

Un peu hésitant,
Puis respirant,
S’imprégnant,
Senteurs de chêne,
Millénaires ?
C’est rare,
Centenaires,
C’est déjà un miracle.
Ce n’est plus une vie,
C’est un sursis,
Juste assez pour comprendre,
Qu’il faut tout prendre,
Rien rendre,
Ou plutôt tout !

J’ère sans fin,
Dans cette forêt,
Sans chênes ni sapins,
Mais avec Merlin,
De la poudre de perlimpinpin,
Beaucoup de rien,
Un peu de tintin,
Mais pas grand-chose à la fin.

Juste moi,
Juste elle,
Juste moi.

Mais sans elle,
Je ne suis rien,
Mais avec elle,
Je ne fais qu’un,
Du moins,
Je le voudrais,
Si je peux encore,
Trouver mon chemin,
Dans cette forêt,
Où tout est là,
Mais où tout s’en va,
Mais moi,
Je suis toujours là,
Assis,
Prêt du tronc,
Contemplant la brume,
Contemplant les bulles,
De mes idées confuses,
Qui forment tout ça,
Qui forment un arbre,
Et tout le tralala.

Je suis perdu dans cette forêt,
Que je visite,
D’une âme inspirée,
C’est de là que je prends,
Toutes mes idées,
C’est mon âme,
C’est ma forêt,
C’est ma forêt de l’âme.